CXXXVIII — 18 in French

This text was written by Victor Hugo (1802-1885) , in year 1670 is part of Sonnet 18 equilang .

Added by marcanuy on Feb. 7, 2019, 4:25 p.m..
Te comparerai-je à un jour d’été ?
Tu es plus aimable et plus tempéré.
Les vents violents font tomber les tendres bourgeons de mai,
et le bail de l’été est de trop courte durée.
Tantôt l’œil du ciel brille trop ardemment,
et tantôt son teint d’or se ternit.
Tout ce qui est beau finit par déchoir du beau, dégradé,
soit par accident, soit par le cours changeant de la nature.
Mais ton éternel été ne se flétrira pas
et ne sera pas dépossédé de tes grâces.
La mort ne se vantera pas de ce que tu erres sous son ombre,
quand tu grandiras dans l’avenir en vers éternels.
Tant que les hommes respireront et que les yeux pourront voir,
ceci vivra et te donnera la vie.

Parallel texts

This text can also be read with sentence by sentence translation placed side by side in the following versions: