CXXXVIII — 18 - Sonnet 18

Sonnet 18

This parallel text is part of Sonnet 18 equilang.

Main text by Victor Hugo written in year 1670 in French.

Translation by William Shakespeare written in year 1608 in Early Modern English.

CXXXVIII 18

Sonnet 18


Te comparerai-je à un jour d’été ?

Shall I compare thee to a summer’s day?

Tu es plus aimable et plus tempéré.

Thou art more lovely and more temperate:

Les vents violents font tomber les tendres bourgeons de mai,

Rough winds do shake the darling buds of May,

et le bail de l’été est de trop courte durée.

And summer’s lease hath all too short a date:

Tantôt l’œil du ciel brille trop ardemment,

Sometime too hot the eye of heaven shines,

et tantôt son teint d’or se ternit.

And often is his gold complexion dimm’d;

Tout ce qui est beau finit par déchoir du beau, dégradé,

And every fair from fair sometime declines,

soit par accident, soit par le cours changeant de la nature.

By chance, or nature’s changing course, untrimm’d;

Mais ton éternel été ne se flétrira pas

But thy eternal summer shall not fade

et ne sera pas dépossédé de tes grâces.

Nor lose possession of that fair thou ow’st;

La mort ne se vantera pas de ce que tu erres sous son ombre,

Nor shall Death brag thou wander’st in his shade,

quand tu grandiras dans l’avenir en vers éternels.

When in eternal lines to time thou grow’st;

Tant que les hommes respireront et que les yeux pourront voir,

So long as men can breathe or eyes can see,

ceci vivra et te donnera la vie.

So long lives this, and this gives life to thee.

French

French - Early Modern English

Early Modern English

Early Modern English - French